Communications officielles

Marlène Schiappa, votre journée de la Laïcité, gardez-là!

A l'occasion de la date anniversaire de la loi de 1905, Marlène Schiappa décide d'organiser une journée de la laïcité. Thierry SEVEYRAT, secrétaire national du Parti Républicain Solidariste, lui adresse une mise au point sur ce que l'on pourrait qualifier d'usurpation.

Et nous, nous garderons nos combats affranchis, qui sont quelquefois si jolis.

Madame Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur de France, chargée de la Citoyenneté. Vous organisez cette semaine, ce jeudi 09 décembre, une dite « Journée de la laïcité », première du nom, décrétée dans le prolongement de l’ex-loi dite « séparatisme », rebaptisée devant l’effroi de vos amis politiques du nom, qui résume sa déqualification, de « loi confortant le respect des principes de la République », adoptée le 24 août dernier, ce qui en soi en dit déjà bien long sur la capacité que vous prêtez aux préfets placés sous les ordres de votre Ministre de tutelle, pour seulement faire valoir sur le sol national l’ordre de nos valeurs. Vous avez estimé qu’une loi particulière devait venir les soutenir, plutôt que de demander que nos principes constitutionnels soient seulement respectés, sans qu’il n’y ait à passer des mois à se pavaner pour dire qu’on réfléchit à les faire appliquer, peut-être.

C’est cette même sorte de tautologie qui vous a amenée à y introduire, à la date anniversaire de l’adoption en 1905 de la loi française de séparation du politique et du religieux, dite loi de laïcité, l’idée étonnante d’une « Journée de la Laïcité », une sorte de fête si l’on vous comprend bien, une tombola, nul ne sait ce qu’il y gagne mais chacun va savoir, parce que je vais m’y employer, à comprendre ce qu’il y perd. Le sens probablement de 116 ans de lutte pour l’émancipation des citoyens de l’impensable des dogmes, de la bigoterie quel que soit son culte, de l’intolérance religieuse, des excommunications et fatwas, de la réification des femmes et des enfants, de la tutelle que croient pouvoir se donner les cultes particuliers sur notre vie commune, et nos consciences. Vous ramenez tout cela par un texte, qu’il faudra abroger, à une seule journée dans l’année, un peu comme la journée des femmes, qui n’empêchent pas les 146 femmes tuées de 2019, les 102 de 2020, et les déjà 101 en date du 16 novembre de cette année. Attendons-nous sûrement aussi bientôt à subir une journée de la Fraternité, une autre de l’Égalité, une troisième de la Liberté, et pour paraachever le ridicule de votre démarche, un jour peut-être une journée de la République, que notre président accuse régulièrement de tous les prétextes de repentance possibles, et à laquelle, a-t-il dit un jour, il préfère tant «la figure du roi» aujourd'hui «absente de la vie politique française». Si la République avec vous est en marche, c’est vers une ligne qui est le sommet de la falaise.

Le moins que l’on puisse dire du quinquennat finissant de votre Emmanuel Macron de président, est qu’il liquide, et cette journée bouffonne l’illustre. Qu’on en juge : depuis le début de son mandat, le 14 mai 2017, votre mentor politique a tiré, à chaque fois qu’il l’a pu, sur cette laïcité qui spécifie notre République, et qu’il abhorre. Son premier tir était très symbolique : il supprima l’aide de l’État à la protection de l’emblématique journal Charlie-Hebdo, celui qui paya dans la chair de 23 de ses salariés, dont 12 sont morts et dont 11 furent blessés, sa liberté face au totalitarisme islamiste, le 07 janvier 2015 ; son directeur rescapé, Laurent Sourisseau dit Riss, chiffra début 2019 à 1,5 millions d’euros par an pour le seul journal le prix de sa sécurité, ce qui pour lui ne peut longtemps « être viable », disait-il, et qui est une invitation à ce qu’il se taise, puis disparaîsse. Dans cette acceptation Kouachi plutôt que Charlie de la liberté de conscience, dans la compréhension de l’ouverture le 07 janvier 2015 de la guerre djihadiste sur notre sol, en France et en Europe, le nouveau président élu, auteur du livre (contre-)« Révolution », plaçait haut le curseur, qui ne s’est depuis jamais une seule fois abaissé. Les libres-penseurs doivent s’assumer seuls. Ou mourir, ainsi que 5 attentats et tentatives depuis, qui ont visé des membres, représentants, supporters ou professeur utilisateur de ce journal, ont conduit à les faire payer de leur vie, de leur intégrité physique et psychique, de la paix à laquelle ils ont droit.

Cette suppression inaugurale annonçait toutes les autres : 

  • celle de la protection de la libre conscience des collégiens et lycéens face au dogme sexiste et obscurantiste du voile, puisque votre collègue Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation, dût céder aux ordres en octobre 2019 pour autoriser les mères ainsi attifées à accompagner les sorties scolaires, et donc à y mener un prosélytisme religieux indirect, les conduisant aussi parfois à se retrouver ainsi dans les établissements scolaires, pour y faire de la cuisine ou d’autres activités ;
  • celle de l’INHEJS, l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, au 31 décembre 2019, dans le contexte particulier de l’explosion sur notre sol des faits de violence, après le début de l’offensive djihadiste que j’ai déjà citée, condamnant toute possibilité pour le public d’une lecture claire des faits caractérisés de djihadisme de déroulant sur notre sol (narcotrafic, prostitution, trafic d’armes, vols de moutons, pooling, attaques au couteau, départs en Irak et Syrie…) ;
  • celle de l’ONDRP, Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales, qui dépendait du dit INHEJS, et qui en guise de geste d’adieu, livra la très symbolique recension, avant sa fermeture définitive, sur le sol français chaque année, du nombre d’attaques au couteau, selon cette symbolique spécialement identifiable de l’égorgement du mouton, purificateur et rédempteur des péchés dans l’islam, qui atteint donc 44.000 de 2015 à 2017, soit plus de 120 par jour, avant les confinements ; le nombre d’homicides et tentatives d’homicides, de 2001 à 2019, passait lui de 2200 à 3800, soit une hausse de plus de 70% entre le 11 septembre et aujourd’hui : cela méritait bien de supprimer cet organisme, annonciateur de mauvaises nouvelles, contradicteur aussi de vos théories sur le multiculturalisme heureux ;
  • vous avez également rattaché, en juillet 2020, comme pour chaque mission des organismes suscités, le travail de la Miviludes, « Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires », au contrôle du Ministre de l’Intérieur, le privant d’octobre 2018 à avril 2021 de présidence, tant il est vrai que présider un organisme qui n’a plus l’once d’une indépendance n’a effectivement rien d’urgent ; Hanène Romdhane a bien voulu, depuis le printemps dernier, jouer ce rôle, et cet organisme ne fait plus rien, sinon entretenir son portail internet ;
  • les contrôles des jeunes durant le mois sacré du ramadan, lorsqu’il fut concomitant du confinement : c’était en avril 2020 et le respect du sacré valait bien qu’on s’assoie sur la notion d’ordre public durant les fêtes, pendant que se restructurait le narcotrafic, et où les violences aux femmes et aux enfants explosaient ; silence et respect du sacré à la place ;
  • la maîtrise de l’exercice des cultes par l’État, puisque vous avez aussi cédé à toute « association cultuelle », par la loi du 24 août 2021, un alinéa 2 à l’article 19 de la loi de 1905, qui leur permet désormais de posséder et de valoriser un patrimoine immobilier qui annihile toute velléité publique de restreindre leur activité ;
  • cerise sur le gâteau, vous avez également supprimé, l’air de ne pas y toucher, l’Observatoire de la Laïcité lui-même, confié il est vrai depuis François Hollande, sous le conseil de Ségolène Royal (celle qui insulte à la radio la jeune Mila lorsque les djihadistes mettent sa vie à prix), les amis des frères musulmans Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, que vous avez laissés nuire depuis leurs fauteuils toute la durée de votre mandat, jusqu’à ce que cela se voie vraiment trop, et que le 04 avril dernier vous ne les éconduisiez, très poliment, en supprimant leur bien encombrant organisme, parfois nommé à plus juste titre « abattoir de la laïcité » ; d’où en compensation, jeudi prochain, cette journée grotesque de « la laïcité », qui sonne son glas.

Madame Schiappa, moi-même et nous autres laïques ne voudraient pas vous faire porter, à vous seule, la responsabilité d’une désertion, et de lâchetés, qui remontent a minima à l’après Mohamed Merah, c’est-à-dire au quinquennat Hollande, lui qui déclina  de concrétiser le premier engagement de son meeting électoral du Bourget, visant à constitutionnaliser la laïcité, ce dont il s’est révélé incapable, malgré l’urgence. Mais la désertion, qui de fait est plus ancienne, et remonte à l’affaire du foulard de Creil en 1989, s’est amplifiée depuis 2017, comme jamais jusqu’alors, à quasi ciel ouvert, et ce n’est pas en organisant à grand renfort d’argent public des tombolas de la laïcité en fin de mandat, tels vos « États-Généraux » d’avril dernier, que l’on dupe les citoyens que vous limitez à n’être que des croyants, comme lors des confinements successifs avec les lieux de cultes ouverts, quand ceux de la culture restaient fermés. Ce n’est pas non plus en citant le nom du chien de l’un de nos amis à une remise de prix que vous cacherez votre absence de courage politique face aux coups de butoirs des cultes contre l’intérêt de tous, par exemple en refusant de nommer le mal de ce silence qui tue au sein de l’Éducation Nationale, après la décapitation de l’un de ses professeurs d’histoire-géographie, ou l’exode contraint de l’un de ses professeurs de philosophie. Madame Schiappa, l’autorité de l’État face aux injonctions religieuses, et quelquefois sectaires, et parfois terroristes, ce n’est pas une fois par an, c’est tous les jours, et plusieurs fois par jour, tout le temps. Votre journée de jeudi n’appelle qu’au boycott, et les enjeux laïques, qu’à s’employer à vous faire battre au mois d’avril prochain.

11 NOVEMBRE : COMMEMORATION DE L'ARMISTICE DE 1918

Ils étaient jeunes, avaient l'avenir devant eux et ils se sont sacrifiés pour nous, pour que la France reste la France.

Leur rendre hommage aujourd'hui ne nous exonère pas d'être à la hauteur de leur mémoire au quotidien en continuant cette lutte de chaque instant pour nos principes et ce qui fait que notre pays porte symboliquement les valeurs universalistes, de liberté, d'égalité, de fraternité.

À l'heure où les obscurantistes nous menacent, où nous menons des opérations extérieures pour porter ce précieux héritage, où se déroule le procès des attentats du 13 novembre... N'oublions jamais qui nous sommes, ne les oublions jamais.

Leur sang est notre sang et, à travers leur sacrifice, ils nous ont légué quelque chose de plus grand qu'un simple patrimoine génétique.

Par Laurence TAILLADE, présidente fondatrice du PRS

5
NOV
2021

De la reconnaissance institutionnelle de l'Eglise catholique de France dans ses crimes
La loi doit s'appliquer !

La reconnaissance officielle, le vendredi 5 novembre dernier, de « la responsabilité institutionnelle de l’Église » par les évêques de France dans les centaines de milliers d'abus sexuels et dans le caractère « systémique » de ces crimes doit être saluée. L'ensemble de l'épiscopat admet enfin que ces violences, dont l'ampleur a été mise au jour par le récent rapport Sauvé, ne relèvent pas de dérives individuelles mais que ces actes pédocriminels « ont été rendus possible par un contexte général, des fonctionnements, des mentalités, des pratiques au sein de l'Église »

Pour autant, si, comme l'affirme le président de la Conférence des évêques, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, « Cette responsabilité entraîne un devoir de justice et de réparation », il importe de préciser d'abord comment l'institution religieuse a pu couvrir près de 3000 prédateurs en soixante-dix ans (estimation du rapport Sauvé). Car, avant de procéder à des réparations symboliques, au moyen d'indemnisations, l’Église doit garantir qu'elle mettra effectivement fin à ces pratiques criminelles en menant des réformes structurelles. Or, il ne semble pas que l'institution religieuse s'oriente vers une telle démarche, bien au contraire.

Aussi, le Parti Républicain Solidariste renouvelle-t-il sa demande auprès du Premier ministre d'engager à l’encontre de l’Église catholique de France toutes les poursuites prévues par la loi, y compris la dissolution de ses instances et associations parmi lesquelles les diocèses qui ont abrité des atrocités sexuelles, pour mettre fin à sa complicité dans ces crimes. L’Église catholique n'étant en effet pas au-dessus des lois, elle doit répondre, comme toute autre association, de ses actes.

Si elle reconnaît aujourd'hui sa responsabilité dans les 213 000 actes de violence et d'agression sexuelles sur mineurs (chiffre estimatif du rapport Sauvé), alors la loi doit s'appliquer dans toute sa rigueur. Or, que dit la loi ? La loi du 12 juin 2001, visant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales, ordonne de dissoudre par voie judiciaire toute association ou mouvement qui poursuit « des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités » en cas de mise en péril de mineurs, d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne ou encore d’atteintes à la liberté. 

"Dura lex sed lex : la loi est dure, mais c'est la loi !"

Un hommage national ou un mensonge institutionnel ?

En cette journée d'hommage au professeur sauvagement assassiné, on cherche une vérité qui ne dérangerait personne. Une vérité qui pourrait soulager notre mauvaise conscience. C'est beaucoup demander à la vérité. Avec des bougies et des fleurs, dans la grande communion des cœurs, on s'en remet à la parole des jeunes, comme dans cette exposition, présentée aux députés, « Touche pas à mon professeur ». Ici ou là, au choix, une minute de silence ou, par exemple, une heure de discussion dans le cadre de l'éducation morale et civique. On plante enfin un arbre, on pose une plaque, et en voilà pour jamais.

[...]

Il y aura « un avant et après Samuel Paty » lorsque on aura fait le procès non pas des enseignants 

mais de cette politique d'accommodements raisonnables qui a précipité le sort de notre collègue. Il faudra alors refonder l'école, rappeler sa mission première : instruire, transmettre des savoirs sans lesquels il ne peut y avoir d'individu libre et de citoyen, transmettre notre culture humaniste qui reconnaît en chaque homme une personne et un être absolument singulier. Il faudra restaurer l'autorité de la loi républicaine face à ceux qui la conteste au nom d'un antiracisme devenu fou, et qui refusent la science, la réflexion autonome, la liberté de conscience, l'égalité des sexes, le respect de la personne. Il faudra cesser de faire porter aux enseignants le poids des atteintes à la laïcité, la contestation des règles scolaires, la violence aveugle ou instrumentalisée qu'ils subissent quotidiennement. La République devra trancher entre l'action émancipatrice et les pressions exercées par les ennemis de l'école et de la paix civile.

Par Didier Lemaire, secrétaire national

16 octobre 2021

Rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l’église

Le PRS s'adresse à Jean Castex dans une lettre ouverte

Monsieur le Premier Ministre,
Le bureau national du Parti républicain solidariste (PRS) a pris connaissance du rapport1 et de ses annexes publié par la C.I.A.S.E, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’église, présidée par Monsieur Jean-Marc Sauvé.
Au-delà de l’effroi, de l’indignation et du dégoût provoqués par les faits rapportés, par l’ampleur du phénomène décrit, et en raison de cela, notre bureau national souhaite partager avec vous quelques éléments de réflexion et quelques pistes d’action qu’il nous semblerait indispensables d’entreprendre par votre gouvernement.
Tout d’abord, notre bureau a relevé le caractère systémique des abus commis envers les victimes par des membres du clergé ou par les laïcs associés à celui-ci. Ce caractère systémique a été explicité dans de nombreux passages du rapport. Nous n’en citerons qu’un seul : « l’état des lieux ainsi dressé révèle donc que le phénomène des violences sexuelles dans l’Église catholique en France de 1950 à nos jours est massif, en diminution dans le temps mais toujours présent, qu’il repose sur des mécanismes pluriels, clairement identifiés, et présentant un caractère systémique. » (résumé du rapport page 16).

Ainsi, en plus des crimes individuels commis sur des enfants par des membres du clergé ou leurs associés laïcs, le caractère systémique et massif de ces crimes odieux implique-t-il l’église catholique tout entière dont la culpabilité et la complicité, en tant qu’institution, est patente.
En effet, bien que connaissant la gravité, la récurrence et le nombre massif de sévices sexuels commis par ses clercs et associés, l’Eglise ne les a pas dénoncés, n’a rien fait concrètement pour les faire cesser et, pire, les a couverts et cachés procurant immunité et protection aux prédateurs alors que la vie des victimes a été ravagée voire détruite. Ces actes de barbarie et de torture et leur dissimulation opérée par l’église catholique en tant qu’institution, outre qu’ils s’apparentent à des comportements en usage au sein des sectes les plus dangereuses, nous semblent relever des articles 121-2 et suivants ainsi que des articles 222-1 et suivants du code pénal.2
Par ailleurs, faisant suite à la parution du rapport susmentionné, Monsieur Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et archevêque du diocèse de Reims, a été invité du journal de 8h30 sur les ondes de la radio publique France-Info le 6 octobre 2021.Lors de son entretien avec les journalistes de la chaîne, il a justifié la dissimulation des crimes massivement perpétrés au sein de l’église par cette déclaration : « Le secret de la confession est plus fort que les lois de la République3. »
Cette déclaration pour le moins explicite démontre que l’église catholique, en tant qu’institution, se considère au-dessus des lois de notre pays. Ainsi, en plus de sa complicité institutionnelle en regard des crimes commis en son sein qu’elle n’a eu de cesse de cacher et de recouvrir de la chape du secret, la voix d’un de ses plus hauts dirigeants en dévoile le caractère séparatiste.

Notre Parti, fidèle aux principes républicains et ardent défenseur de ces derniers, n’entend pas remettre en cause la liberté de conscience et de croyance de chacune et de chacun. Néanmoins, au vu des éléments brièvement évoqués plus haut, il apparaît clairement qu’en sa qualité d’institution soumise à nos lois, l’église catholique de France a manifestement trahi le caractère cultuel qu’elle revendique. Sous sa responsabilité systémique, hiérarchique et institutionnelle, un nombre massif de violences sexuelles a été perpétré - dans l’impunité la plus totale des prédateurs criminels et sous la protection complice du secret le plus absolu organisé par la hiérarchie ecclésiale - sur des centaines de milliers d’enfants dont les vies ont été brisées. « L’Église catholique est ainsi, hors les cercles familiaux et amicaux, le milieu dans lequel la prévalence des violences sexuelles est la plus élevée. » (op.cit.)
En conséquence de ce qui précède, par la voix de son bureau national, le Parti républicain solidariste vous prie instamment de prendre, à l’encontre de l’église catholique de France, de sa hiérarchie dirigeante ainsi que des membres de son clergé et des assistants laïcs démasqués comme prédateurs sexuels, toutes les mesures prévues par la loi, y compris la dissolution des associations de loi de 1905 qui se sont rendues complices de ces crimes. De telles mesures s’imposent face à des faits dont la nature, le nombre et la récurrence ne peuvent qu’entraîner une lourde, sévère et exemplaire sanction.
C’est en vous remerciant par avance de bien vouloir nous informer des dispositions que vous ne manquerez pas de mettre en œuvre que nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos salutations laïques et républicaines.

1 https://www.ciase.fr/rapport-final/
2 https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006149817/#LEGISCTA000006149817
   https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070719/LEGISCTA000006117597/#LEGISCTA00000611759

3 https://www.dailymotion.com/video/x84ofdf